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Evenements de Sakiet Sidi Youcef
Situation de Sakiet Sidi Youcef
Les provocations ayant précédé L’agression
L’agression et ses consèquences
Les réfugiés algériens



Le bombardement de Sakiet Sidi Youcef 08 Fevrier 1958


     Alors que la guerre d'Algérie fait rage, l'armée française subit régulièrement des pertes considérables à travers l’ensemble du territoire national, villes, villages, montagnes et rivières. La situation devient de plus en plus critique. Le danger par tout, il vient même des autres cotés des frontières (Tunisie et Maroc). Ces zones frontalières devenues une véritable base arrière des résistants, apporte en effet son soutien logistique et matériel. (Transit des armes, hébergement et soin des troupes de l'Armée de libération nationale). En mois de février1958, le commandement de l'armée française en Algérie décide d’éradiquer cette menace incessible d’une rébellion bien structurée et déterminée.


Le village de Sakiet Sidi Youcef

 

Situation de Sakiet Sidi Youcef

Le village de Sakiet Sidi Youcef est situé aux frontières algéro-tunisiennes, sur la route menant de Souk Ahras (Algérie) à la ville d’El Kef (Tunisie). Il est très proche de la ville algérienne de Lehdada, rattachée administrativement à la wilaya de Souk Ahras. Il constituait, de ce fait, une zone stratégique pour les unités de l’Armée de Libération Nationale basées aux frontières Est et une base arrière pour accueillir et soigner les mutilés de guerre.


Frontières Algero-Tunisiennes

 

Les provocations ayant précédé L’agression

 Le bombardement fut précédé de plusieurs provocations françaises sur le village, du fait qu'il constituait un point d'accueil pour les blessés et mutilés de la lutte de libération. La première provocation eut lieu en 1957, lorsque Sakiet Sidi Youcef fit l'objet d'une agression française après la promulgation par la France, le 1er septembre 1957, d'une décision ordonnant de poursuivre les révolutionnaires algériens à l'intérieur du territoire tunisien.  Puis le village fut victime d'une deuxième agression le 30 janvier 1958 après qu'un avion français ait essuyé des tirs de l'ALN. Les agressions furent couronnées par le raid sauvage qui eut lieu le 08/02/1958, soit un jour seulement après la visite effectuée par Robert Lacoste dans l'Est algérien.

 


Poste de garde de la frontière

Cette énième agression de l’armée coloniale confirme les multiples méthodes machiavéliques employées depuis le débarquement à Sidi Fredj en 1830.Tout les moyens sont bon d’exterminer, brûler, arrêter, même exiler, rien n’empêche la détermination du peuple algérien et ces combattants de voir un jour le bourgeon de la liberté fleurir d’une terre longtemps arrosée des sangs et des sueurs.
     Quatre soldats de la troisième section et du "commando" de la 12ème compagnie du 3/23ème RI, partirent en opération y perdirent la vie, au fort de Sakiet situé dans le No Man’s Land entre la Ligne Morice et la frontière tunisienne, Ils tombèrent dans un guet-apens tendu par les forces de l’armée de libération dont les pertes furent considérables. Les forces coloniales ont décidé d’intervenir auprès des autorités tunisiennes pour pourchasser la rébellion qui sème la terreur dans cette zone frontalière.


La scène de carnage de sakiet sidi youcef

L’agression et ses consèquences

 Samedi 8 février 1958, 9 h 30 du matin, Sakiet Sidi - Youcef, une paisible petite bourgade située à la frontière algéro-tunisienne grouillait de monde, en ce jour férié, qui était également jour de marché au cours duquel sont distribuées les aides aux réfugiés algériens par le Croissant Rouge Algérien et la Croix Rouge internationale., chacun vaquait à ses occupations. En espace de quelques minutes, tout bascula dans l’horreur, un vacarme assourdissant, des explosions...
     La scène de carnage de sakiet sidi youcef Onze (11) bombardiers (B26), Douze (12) chasseurs, deux (2) transporteurs français. Vingt cinq (25) au totale viennent de passer à l’action. Le commandement des forces aériennes françaises donne l'ordre de mener ce raid. Il n’y avait plus que mort et désolation du sang partout, des colonnes de fumées, maisonnettes, école et locaux administratifs effondrés, Des lambeaux de chair humaine calcinés, enfouis sous les décombres, la presse internationale avait comptabilisé, à l’époque, 79 morts dont 11 femmes et 20 enfants et plus de 130 blessés, parallèlement à la destruction totale des différentes infrastructures vitales du village. Ce haut fait d’armes était “l’œuvre” de l’aviation française qui avait semé la barbarie et l’horreur par la voie aérienne. Ce jour là, les algériens et les tunisiens s’étaient unis dans la douleur et avaient pris conscience de leur sort commun, les relations et la solidarité entre les deux peuples s’était renforcée, désormais, ils ne faisaient plus qu’un seul homme.
Cette agression avait pour objectif de porter un coup au soutien de l’opinion internationale à la Révolution algérienne. Les autorités françaises tentèrent de justifier leur agression sous couvert de l'autodéfense, arguant du fait que seules les zones militaires étaient visées.

       Pour sa part, le Front de Libération Nationale a exprimé sa solidarité avec le peuple tunisien et le CCE adressa un télégramme de condoléances au peuple tunisien, exprimant sa disponibilité à joindre ses troupes aux côtés des troupes tunisiennes pour faire face à l'agression française.

Les réfugiés algériens

 L'afflux des réfugiés algériens en grand nombre vers la Tunisie et le Maroc a commencé en raison de la politique de massacres collectifs que les Algériens ont fuit après que leurs villages, hameaux et douars furent l'objet de destruction totale.

       L'arrivée massive et régulière des réfugiés avait mis ces deux pays dans l'incapacité de les accueillir.

Ainsi en 1956, le nombre de réfugiés avait atteint 40 mille. En début de l'automne 1957 ce nombre est passé à 100 mille, en raison de l'accroissement des opérations militaires menées par l'armée française. Une année plus tard, leur nombre passait à 180 mille.

       Durant la lutte de libération (1954-1962), le nombre de réfugiés algériens en Tunisie et au Maroc avait atteint 200 mille entre vieillards, femmes, enfants et mutilés de guerre.

       Ce carnage a divulgué le vrai visage du colon à l’opinion internationale, Indochine ou Algérie, la machine à tuer ne cesse d’impliqué les peuple dans des conflits à long terme. D’autre part les algériens ont su que l’unité et la mobilisation générale derrière l’Armée de Libération est une obligation primordiale pour arracher leur liberté longtemps bafouée.

 

Source: Ministère de la Défense Nationale

 

 

 

A propos

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