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Actualités

Discours du président Bouteflika au 1er sommet du Forum des pays exportateurs de gaz

Mardi 15 novembre 2011

 

DOHA - Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a prononcé mardi à Doha (Qatar) un discours lors du 1er sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG). En voici le texte intégral :

"Altesse, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Secrétaire Général du FPEG, Excellences, Mesdames, Messieurs,

Je voudrais, tout d’abord, exprimer ma gratitude à Son Altesse Cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, Emir de l’Etat du Qatar, pour la qualité de l’accueil et les marques de considération dont ma délégation et moi-même faisons l’objet depuis notre arrivée.

Je me réjouis, tout particulièrement, de la tenue du Sommet du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG), premier du genre, et je tiens à vous exprimer, Altesse, toutes mes félicitations pour avoir été désigné à la Présidence de notre Sommet dont je suis certain que vous saurez orienter les débats, avec votre sagesse et votre expérience, vers des résultats satisfaisants pour tous et qui contribueront au renforcement et à l’efficacité de notre Forum.

Monsieur le Président,

Notre Forum nous offre un espace de concertation et de coopération qui a, depuis sa création à une date récente, su gagner en maturité et crédit et évoluer en une organisation intergouvernemental regroupant, à ce jour, 15 pays producteurs-exportateurs de gaz de tous les continents, dont trois à titre d’observateurs et je tiens à féliciter le Sultanat d’Oman qui vient de rejoindre les rangs de notre Organisation.

Ce qui témoigne assurément de l’importance de l’enjeu que représente le gaz dans le bilan énergétique mondial, de la place qui lui revient dans les relations économiques internationales à l’heure de la globalisation, et ce qui est le plus pertinent, de son impact sur nos économies nationales respectives.

Il est à souligner qu’au niveau mondial, ces 15 pays détiennent environ 66 % des réserves de gaz naturel et assurent 42 % de la production et 63 % des exportations de cette source d’énergie. Nous dédions les revenus tirés de l’exportation de nos ressources gazières au développement économique et social de nos sociétés.

Ces données reflètent bien, et nous en partageons la pleine conscience, l’importance du rôle et de la responsabilité assumés de nos pays dans la satisfaction de la demande mondiale en gaz naturel. Les efforts, les investissements, les engagements et les risques pris par nos pays en matière d’exploration de cette ressource en sont l’illustration.

Monsieur le Président,

Si nous avons pu constater que, jusqu’en 2008, l’industrie gazière s’est développée relativement à l’abri des mouvements erratiques de l’économie mondiale, la baisse de la demande enregistrée dès 2009, notamment dans les grands pays consommateurs suite à la récession de leurs économies, nous interpelle sur les risques qui pèsent sur les marchés gaziers et leur caractère préjudiciable au développement stable et régulier de tous les segments de l’industrie gazière que producteurs et consommateurs appellent de tous leurs vœux.

C’est dire si notre Sommet se tient à un moment singulier. De fait, on peut craindre, les mêmes causes produisant les mêmes effets, que les incertitudes quant à une reprise rapide et durable de la croissance dans nombre de pays industrialisés frappés par une crise économique sévère, n’influent négativement sur les revenus gaziers que nous avons prévus de mettre au service du développement économique de nos pays.

On pourrait, en l’occurrence, voir ressurgir la problématique de la sécurité des approvisionnements énergétiques des pays consommateurs et de la sécurité des débouchés pour les producteurs.

Les contrats de long terme résisteront-ils aux décisions politiques de dérégulation prises unilatéralement sans aucune concertation avec les pays producteurs-exportateurs ?

Je crois qu’au sein de notre Forum, notre opinion est faite que tous doivent être conscients que ces deux sécurités sont en vérité consubstantielles et qu’elles sont la clef de la stabilité et de la durabilité des relations producteurs-consommateurs.

Fondamentalement, c’est l’approche la plus féconde pour faire prévaloir la concertation, les coopérations et les partenariats les plus divers entre différents acteurs de l’industrie mondiale et du commerce international du gaz et de l’énergie, acteurs institutionnels et opérateurs économiques.

Notre Forum, à travers les exemples féconds de chacun de ses membres et la riche expérience collective qu’ils partagent, a montré que ce souci d’échange et de concertation entre producteurs et consommateurs est nécessaire dans l’intérêt mutuel et devient primordial durant les périodes de perturbations économiques à l’échelle mondiale.

Nous aurons sans doute aussi à réfléchir à de nouveaux instruments et à défricher de nouvelles voies dans cette direction, et notre organisation s’est d’emblée déclarée ouverte au dialogue responsable sur la base des règles de bonne gouvernance, favorisant des décisions rationnelles économiquement et profitables à long terme.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de citer l’exemple que je connais le mieux, celui de mon pays. L’Algérie a toujours respecté ses engagements à l’égard de ses partenaires que ce soit pour le gaz ou pour le pétrole. Notre crédibilité, qui n’a jamais été prise en défaut, est à ce prix que nous avons parfois payé très cher. Nous ne dérogerons donc pas à cette règle pour ce qui est de la satisfaction de la demande des pays consommateurs.

Il reste qu’il nous faut rappeler que les capitaux à investir dans le développement de l’industrie gazière sont d’une telle ampleur qu’on ne peut imaginer qu’ils puissent être de la responsabilité du seul pays producteur-exportateur.

De même, la stabilité et le pouvoir d’achat de nos revenus tirés des hydrocarbures qui constituent un levier essentiel pour le développement économique et social de la plupart de nos pays doivent procéder d’une approche structurelle et éviter d’être systématiquement exposés aux risques de la conjoncture du moment.

Nos experts ont, à cet égard, longuement et judicieusement abordé les questions liées aux stratégies gazières, aux longs délais d’amortissement et à la question subséquente du maintien des contrats à long terme dans le commerce du gaz.

Ces débats participent de la nécessité de réunir les conditions d’un partage équitable de risques entre pays producteurs-exportateurs et consommateurs à même de favoriser le développement de nouveaux projets gaziers.

Ils se déroulent aujourd’hui dans un contexte de grandes mutations dans l’industrie gazière, et l’une de nos premières préoccupations sera d’aboutir à des mesures concrètes dans le but de préserver sa stabilité et d’assurer l’essor qui lui revient.

Il en est ainsi, notamment des modes d’adaptation les plus appropriés pour éviter les chocs préjudiciables à nos revenus et stabiliser le marché gazier, tout en garantissant les approvisionnements des pays consommateurs. C’est ce que l’Algérie a toujours prôné.

Il en est ainsi des efforts à mener pour poursuivre et approfondir les réflexions sur l’offre mondiale à moyen terme et pour évaluer collectivement l’ampleur de ses impacts sur les flux et les revenus des pays exportateurs de gaz.

D’autre part, les problèmes liés à la production de l’environnement occupent une place de premier plan dans les préoccupations des nations et les enjeux planétaires du XXIème siècle. C’est à ce motif que des mutations institutionnelles sont annoncées souvent de manière unilatérale dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et des politiques de taxation différenciée des énergies fossiles, restreignant les perspectives du marché gazier.

Il est clair que la protection de l’environnement est une préoccupation commune de l’humanité. Elle doit trouver sa place dans les politiques énergétiques des membres de la communauté internationale. Nous considérons, en ce qui nous concerne, que le gaz naturel, étant une source d’énergie plus propre, est l’énergie du présent et du futur et que sa part dans la structure énergétique mondiale devrait croître dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.

Je suis convaincu que, face à l’ensemble de ces préoccupations, ce Sommet nous offrira l’opportunité de confirmer les aptitudes que nous avons à donner plus de force à nos complémentarités sur des marchés gaziers au développement prometteur afin que prévalent les intérêts mutuels évidents que nous avons identifiés et afin que les fluctuations importantes apparues sur les marches ne parviennent pas, in fine, à nuire aux intérêts fondamentaux de tous les opérateurs économiques, pays producteurs-exportateurs de gaz et pays consommateurs réunis.

Monsieur le Président,

Je m’en tiendrai à ces quelques réflexions que j’ai souhaité partager avec vous. C’est à notre Forum qu’il appartient, en définitive, de contribuer à apporter les réponses aux questions de notre temps, liées à l’importance croissante de l’industrie gazière dans le développement de l’économie mondiale. Ce Sommet en constitue un moment crucial au cours duquel nous nous enrichirons tous de l’échange de nos expériences respectives et je souhaite plein succès à cet événement exceptionnel.

Je vous remercie de votre attention".

 

 



Source : APS



 

 

 

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