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Actualités

Discours de M. Mourad MEDELCI, Ministre des Affaires Étrangères, lors de la 19ème session du Conseil des Droits de l’Homme

Genève, 28 février 2012

 

Madame la Présidente, 
Madame la Haute Commissaire, 
Mesdames, Messieurs les Ministres, 
Excellences, Mesdames et Messieurs, 


Je voudrais, tout d’abord, Madame la Présidente, vous exprimer le soutien de mon pays et sa disponibilité à vous accompagner de sa pleine et sincère coopération dans la noble et exaltante mission dont vous êtes investie. 

Cette disponibilité et l’engagement à vous soutenir s’adressent également à Madame la Haute Commissaire ; 

Madame la Présidente, 

Ma présence parmi vous témoigne, d’abord, de l’attachement de l’Algérie à la promotion et la protection des droits de l’homme. Elle exprime, ensuite, sa conviction quant à la nécessité d’efforts additionnels pour que soit respectée la dignité humaine et pour que soient durablement consacrés les idéaux d’égalité, de liberté et de justice. Elle reflète, enfin, l’importance qu’accorde mon pays à l’accomplissement du mandat du Conseil pour servir notre quête commune d’un monde plus juste et plus solidaire. 

Membre fondateur du Conseil, l’Algérie s’est pleinement investie dans ses différentes activités et s’est largement impliquée dans le processus de révision de ses méthodes de travail à travers une contribution qu’elle voulue active, transparente et consensuelle. 

Aujourd’hui, nous constatons avec satisfaction que ce processus de révision a largement porté ses fruits, à travers l’adoption quasi unanime, en juin 2011, de la résolution de l’Assemblée générale sur le réexamen du Conseil des droits de l’Homme. L’Algérie exprime toute sa satisfaction sur les améliorations apportées par cette résolution, tant sur les méthodes de travail de l’Examen Périodique Universel, que sur l’aménagement du cycle du Conseil pour le mettre en cohérence avec celui de l’Assemblée générale. 

Elle note, également, avec satisfaction la mise en place du Panel de discussion annuelle pour la promotion et l’intégration des droits de l’Homme dans le système des Nations unies. Elle se félicite également du maintien du statut du Conseil en tant qu’organe subsidiaire de l’Assemblée Générale. Et c’est précisément ce statut qui confère à notre Conseil l’opportunité de sa mission, la crédibilité de son action et la légitimité de ses décisions. 

Six ans après sa création, le Conseil, grâce à notre conscience partagée des responsabilités qui nous incombent, a su prendre, le plus souvent, des positions justes sur les thématiques et les situations relevant de son mandat. 

Traduisant l’appui de mon pays à l’efficacité des mécanismes du Conseil, j’ai le plaisir d’annoncer au Conseil que le Gouvernement algérien a décidé de mobiliser 500.000 dollars qui seront exclusivement consacrés à l’organisation d’ateliers et de séminaires de formation. Ces formations seront destinées aux Pays les moins avancés et traiteront de thématiques qui feront l’objet de consultations avec le Haut Commissariat aux droits de l’Homme. 

Madame la Présidente, 

Fidèle à son histoire, à ses traditions et à sa culture d’émancipation, l’Algérie s’est constamment engagée aux côtés des peuples qui revendiquent auprès de notre Conseil la défense de leurs droits à l‘autodétermination, la liberté et à la justice. 

Au moment où mon pays s’apprête à célébrer le cinquantenaire de sa libération chèrement acquise, c’est ici le lieu de réaffirmer solennellement cet engagement pleinement assumé par l’Algérie et le peuple algérien, qui ressent au plus profond de son âme et de sa mémoire collective la valeur des notions de liberté, d’égalité et de justice. 

Madame la Présidente ; 

Depuis une année, la sphère d’appartenance de l’Algérie vit des événements douloureux et des violences engendrant des pertes en vies humaines avec de graves menaces sur la stabilité et la sécurité pour l’ensemble des pays de cette région. 

Dans ce contexte, l’Algérie exprime toute sa satisfaction devant les changements institutionnels réalisés par les peuples frères de Tunisie, de Libye et d’Egypte. Elle souhaite pour ces peuples frères la réussite dans cette dynamique porteuse d’unité, de stabilité, de liberté et de prospérité. Mon pays a, plus d’une fois, réaffirmé son engagement à contribuer dans ce sens à travers la promotion d’une coopération fraternelle conforme aux attentes et aux aspirations des peuples de la région. 

S’agissant de la Syrie, l’Algérie appelle à l’arrêt de toutes les violences d’où qu’elles viennent et à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif. Dialogue qui serait porteur d’une solution durable découlant du libre choix du peuple syrien dans le respect de l’unité et de la souveraineté de la Syrie, sans ingérence étrangère. C’est sur cette base que mon pays a participé à l’élaboration et la promotion de l’initiative de la Ligue arabe qui doit poursuivre sa mission avec les objectifs auxquels je viens de me référer. 

L’Algérie espère vivement que l’élan et la mobilisation actuels de la communauté internationale puissent bénéficier de la même attention et du même engagement aux autres peuples qui aspirent, depuis longtemps, à la jouissance de leurs droits consacrés par les résolutions pertinentes de Nations unies. 

Madame la Présidente ; 

L’histoire nous enseigne et l’expérience nous a amplement démontré que les constructions démocratiques, par essence sensibles et fragiles, puisent leur force, leur pertinence et partant leur succès, dans leur proximité avec le génie de chaque peuple, dont il est l’acteur et le bénéficiaire. En réaffirmant son plein attachement à l’universalité des droits de l’Homme, mon pays considère que toute construction démocratique, comme toute autre œuvre nationale doit être conduite à travers une appropriation ajustée aux évolutions sociales, culturelles et économiques de chaque pays. 
C’est fort de cette conviction, que mon pays poursuit le parachèvement de ses réformes internes 

Madame la Présidente ; 

Depuis la dernière session du Conseil, l’Algérie, sur décision de Son Excellence de Monsieur de le Président de la République, est engagée dans un vaste processus de réformes assorti d’un chronogramme précis qui culminera avec l’adoption d’une nouvelle Constitution. Ces réformes institutionnelles, politiques et socio-économiques détermineront la future architecture de l’Etat et influeront sur son développement économique, social et culturel. 

Cette feuille de route est, avant tout, le reflet d’une ferme volonté d’élargissement des espaces démocratiques qui s’insère dans la dynamique des multiples réformes menées par l’Algérie. Elle répond, également, aux attentes nombreuses et légitimes du peuple algérien, dans le respect de la pluralité de se opinions. 

Aujourd’hui, ce processus conduit à travers une large consultation nationale a abouti à l’adoption par le Parlement algérien des principales lois devant conduire à la consécration de l’Etat de droit, au renforcement de la démocratie représentative et de la bonne gouvernance, en s’inspirant des normes les plus avancées en la matière. 

* La loi organique sur l’information consacre la dépénalisation du délit de presse, ouvre le secteur audiovisuel à l’initiative privée et institue un Conseil supérieur de l’éthique et de la déontologie composé exclusivement de journalistes. 

* La loi organique sur les partis politiques a, peu de temps après sa promulgation, favorisé l’enrichissement du paysage politique par la création de nombreux partis. Elle vient ainsi élargir la diversité et le pluralisme politiques tout en les inscrivant dans une perspective républicaine garante des principes démocratiques. 

* La loi organique sur la participation des femmes aux instances élues qui intervient en application de l’article 31 amendé de la Constitution ouvre des perspectives inédites à la participation de la femme algérienne à la vie de la nation au niveau local et national. Son niveau de représentation sur les listes électorales variera de 20% à 50%, selon les circonscriptions. 

* La loi organique sur le régime électoral soumet l’organisation des élections à la supervision d’une commission composée de magistrats et à la surveillance d’une autre commission composée de représentants de partis politiques impliqués dans le scrutin, ainsi que ceux des listes indépendantes. 

* La rigueur de ce double contrôle garant de transparence durant tout le processus électoral, s’accompagnera de l’observation des représentants des organisations internationales auxquelles l’Algérie est membre ou partenaire, telles que l’ONU, l’OCI, la Ligue arabe, l’Union africaine et l’Union européenne. Des ONG internationales ont été également invitées dans le cadre cette observation. 

* La loi sur les associations consolide le droit à la création des associations et conforte l’appui de l’Etat à leurs activités. Ce texte consacre la société civile comme un acteur fondamental dans la démocratie participative. Sur le terrain, mon pays a organisé, pour la première fois, les Etats généraux de la société civile dont les différentes composantes se sont exprimées sur l’ensemble des questions touchant la vie de la nation. 

* La loi sur l’incompatibilité de l’exercice du mandat parlementaire renforce le principe de la séparation des pouvoirs. 

* Parallèlement à ces lois, les codes communal et de wilaya ont été révisés pour élargir les pouvoirs des élus locaux dans la gestion des affaires des collectivités locales. 


Madame la Présidente ; 

Ces textes concourent aujourd’hui à la pleine garantie de l’exercice des libertés fondamentales, au renforcement du rôle des élus et à l’implication active de la société civile comme acteur fondamental de la dynamique démocratie dans mon pays et témoignent de la vitalité de celle-ci. 

Les élections législatives du 10 mai prochain se tiendront dans le cadre des ces avancées et contribueront à l’approfondissement du processus démocratique, au renforcement des bases de l’Etat de droit, la réduction des disparités et l’accélération du développement socio économique. 

Une attention particulière est accordée à la jeunesse, en particulier en matière d’accès à l’emploi et au logement. Cette frange de la population bénéficie de plusieurs dispositifs d’aide et de soutien d’insertion dans le marché du travail. 

Madame la Présidente ; 

J’ai adressé, le 2 mars 2010, au nom du Gouvernement algérien, une invitation à sept rapporteurs spéciaux titulaires de mandats thématiques. Depuis, l’Algérie a accueilli trois rapporteurs spéciaux, dont deux au cours de l’année 2011. Ils ont pu effectuer leurs missions dans une totale liberté de mouvement et de contact. Leurs recommandations pertinentes qui s’inscrivent dans le cadre de leurs mandats respectifs feront l’objet du suivi nécessaire. 

Nous réitérons note invitation à ceux d’entre eux qui n’ont pas encore pu nous rendre visite. Nous serons heureux d’élaborer une nouvelle liste d’invitations, lorsque les visites attendues auront été effectuées. 

L’Algérie accorde une importance particulière à la coopération et au dialogue avec les organes des traités des droits de l’Homme auxquels elle est partie. Cet intérêt se traduit tant au niveau de la présentation de ses rapports périodiques qu’à travers la participation aux concertations concernant ces organes. 

Madame la Présidente ; 

Mon pays présentera, en juin prochain, son rapport national au titre du deuxième cycle de l’Examen Périodique Universel. Je peux, à ce stade, annoncer au Conseil que les recommandations acceptées par mon pays lors du premier cycle ont été, pour l’essentiel, déjà mises en œuvre. L’Algérie apportera sa contribution habituelle à la réussite de ce deuxième cycle en vue de la jouissance effective et universelle de tous les droits de l’homme. 

Dans le prolongement de ses avancées démocratiques internes et de la qualité de sa coopération avec les instances internationales et régionales chargées des droits de l’Homme, l’Algérie a décidé de présenter sa candidature au Conseil des droits de l’Homme pour le mandat 2014- 2016. Par cette candidature, l’Algérie compte apporter sa contribution au renforcement de l’action de notre Conseil dans la promotion et la protection des droits de l’Homme à travers le monde. 

Je vous remercie de votre attention et souhaite plein succès à vos délibérations. 

 


Source:www.mae.dz

 



 

 

 

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